Association Laure Charpentier
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"ALCOOL ET PSYCHANALYSE"
Par  Gisèle




  

 

   J’ai passé dix ans de ma vie dans l’alcool. Le début de mon alcoolisation s’est effectué peu de temps après le commencement d’une psychanalyse. La thérapie, un mieux être? Je suis sceptique là-dessus…

   Pour moi, j’ai l’impression d’un mal être, en dents de scie, jonché de moments de régression, de rémission et de progression.

   La psychothérapie peut anéantir le sujet si le médecin en face de vous ne peut pas, à un moment donné, mettre fin à ce travail. La séparation, le deuil, c’est bien de cela qu’il s’agit. Cette démarche ressemble un peu à l’alcool qui vous use petit à petit, et qui vous prend pour ne plus vous lâcher. Il est très difficile d’arrêter de boire comme il est très douloureux de se séparer de son thérapeute, car la personne en jeu, c’est soi-même. On demeure toujours seul dans les deux cas. C’est pourquoi le groupe, avec son effet de miroir, me semble plus bénéfique qu’une relation à deux, surtout grâce au soutien moral et amical qui émane des réunions.

   Je terminerai par cette simple phrase: vivre libre, sans alcool, dans l’amour des autres et de soi-même, voilà désormais mon objectif!

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