Association Laure Charpentier
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"J'AI HONTE"
Par 
Laure Charpentier




  

    

I - NOUS AVONS TOUS , un jour ou l’autre , vécu LA HONTE ...

 

   HONTE envers soi-même .

- Son physique, son intelligence, son mental , ses réactions face aux difficultés de la vie, ses faiblesses , ses lâchetés : « Je suis moche, je suis grosse, je suis maigre , je suis nulle, personne ne m’aime, normal puisque mes parents ne m’ont pas aimée …etc )

- Honte envers son passé , que l’on traîne trop souvent comme un boulet .

   HONTE par rapport aux autres :

Peur de leur jugement, de leur rejet , du mépris qu’ils peuvent ressentir à notre endroit . Honte envers les parents qui ne sont pas ceux dont on avait rêvé , ou les enfants qui ne correspondent pas à nos ambitions ...

Nous vivons dans un monde robotisé , qui cultive le culte de la beauté , de la jeunesse et de la performance . Pas de place pour les faibles, les laids , les sots , les vieux ou les malades . Chacun doit être le meilleur, le plus fort , le plus intelligent, le mieux habillé et le plus riche …Ouf, quel tableau ! Et si l’on ne répond pas à ces critères, peut-on vraiment s’aimer soi-même et prétendre se sentir aimé ?

 

II - APPRENDRE A S’AIMER :

 

S’aimer avec ses défauts , ses limites , ses faiblesses , mais aussi avec ses richesses , son originalité , sa différence.

Savoir se reconstruire après un échec , se relever après une épreuve . Une image positive de soi est le plus beau cadeau que les autres puissent nous offrir . L’amour des parents pour l’enfant, l’amour d’un ami qui, loin de vous juger , va vous tendre la main parce qu’il a confiance en vous et qu’il vous le dit .

Tant que l’on reste prisonnier de sa honte , on refuse l’action .

«  Je n’y arriverai jamais «  ou «  c’est trop difficile pour moi »  restent les phrases clés de la honte .

On a besoin des autres pour dépasser cette honte et retrouver l’estime de soi , mais il n’y a pas de rencontres et de respect véritable entre les êtres tant qu’ils ne se sont pas réconciliés avec eux-mêmes .

 

III - LA HONTE de la femme MALADE ALCOOLIQUE :

«  Chez un homme, c’est moche , mais chez une femme, c’est carrément dégoûtant !  »

 

   L’alcoolisme est une maladie trop souvent assimilée à un vice, ou un péché .     

   L’alcoolisme reste aux yeux de beaucoup de monde cette tare irréversible dont on ne peut guérir . Les malades alcooliques ne sont pas considérés comme des êtres pitoyables, mais comme une population marginale , généralement néfaste pour la société . Pour beaucoup de gens, la notion de maladie n’est pas acceptée .

   Une femme alcoolique reste la pocharde , la soûlarde , la moins que rien .

   Une femme qui boit a honte , et même lorsqu’elle arrête de boire, la honte demeure . Il lui faudra alors dépasser cette honte afin de retrouver l’amour de soi et l’amour des autres . Or, ce travail intérieur ne peut se faire qu’avec l’abstinence totale de tout alcool .

Le but n’est donc pas d’arrêter l’alcool, mais d’entreprendre un travail sur soi , impossible à réaliser tant que l’on continue à boire .

   On peut aussi évoquer la honte des enfants dont la mère boit , et la fierté qu’ils ressentent lorsque cette dernière se rétablit …

   La honte du mari , de la famille , des amis , qui généralement s’écartent de cette femme qui souffre . Dans ce cas précis, la honte est générale et entrave toute action positive .

 

L’amour de soi entraîne l’amour d’autrui et réciproquement.    

La honte reste le verrou qui empêche toute ouverture vers les autres .

 

Apprenons à aimer notre passé, notre présent et notre avenir ...

 

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